SMIC : une revalorisation automatique au 1er janvier 2026
Conformément au mécanisme légal d’indexation, le SMIC est revalorisé au 1er janvier 2026.
- SMIC horaire brut : 12,02 € (contre 11,88 € en 2025)
- SMIC mensuel brut (35 h) : 1 823,03 € (contre 1 801,80 €)
Cette revalorisation représente une hausse de 0,14 € par heure, soit 21,23 € brut par mois pour un salarié à temps plein, par rapport à 2025.
Elle concerne directement les salariés rémunérés au minimum légal et peut entraîner des ajustements de grilles salariales, notamment lorsque celles-ci sont indexées sur le SMIC.
Plafond de la Sécurité sociale : un nouveau seuil de référence
Le plafond de la Sécurité sociale (PASS) est revalorisé au 1er janvier 2026.
- PASS annuel 2026 : 48 060 € ( 2025 : 43 992 €)
- Plafond mensuel : 4 005 € ( 2025 : 3 666 € )
Ce plafond joue un rôle central dans le calcul de nombreuses cotisations sociales, notamment celles liées à la retraite, mais aussi dans certains seuils d’exonération ou de plafonnement des contributions.
Titres-restaurant : plafond d’exonération légèrement relevé
En 2026, le plafond d’exonération de la participation patronale aux titres-restaurant est ajusté.
- Plafond 2026 : 7,32 € par titre (contre 7,26 € en 2025)
Ce relèvement permet aux employeurs, sous conditions (prise en charge comprise entre 50 % et 60 % de la valeur du titre), d’augmenter légèrement la valeur faciale des titres-restaurant sans générer de cotisations sociales supplémentaires sur la part patronale.
Cotisations sociales : plusieurs ajustements structurants
Réforme de la réduction générale des cotisations patronales
La réduction générale des cotisations patronales (ex-réduction Fillon) fait l’objet d’une réforme structurelle au 1er janvier 2026.
Le principe de l’allègement est maintenu, mais le dispositif est refondu en une réduction générale unique, avec une nouvelle formule de calcul intégrant l’ensemble des paramètres de cotisations applicables.
Cette réforme nécessite une vigilance particulière en paie, notamment pour les employeurs ayant de nombreux salariés proches du SMIC.
Cotisation vieillesse déplafonnée (part patronale)
Le taux de la cotisation patronale d’assurance vieillesse déplafonnée du régime général est relevé au 1er janvier 2026.
- Taux 2026 : 2,11%
- Taux 2025 : 2,02%
Cette hausse, applicable sur la totalité de la rémunération sans plafond, entraîne un léger renchérissement du coût du travail.
Accidents du travail et maladies professionnelles (AT/MP)
Le taux net moyen national des cotisations AT/MP est ajusté en 2026.
- Taux net moyen national 2026 : 2,08% (contre 2,12% en 2025)
Ce taux reste variable selon l’activité et la sinistralité de l’entreprise, mais sert de référence nationale.
Heures supplémentaires : extension de la déduction patronale
Depuis le 1er janvier 2026, la déduction forfaitaire de cotisations patronales sur les heures supplémentaires est étendue aux entreprises de 250 salariés et plus.
Les montants restent inchangés :
- 1,50 € par heure pour les entreprises de moins de 20 salariés
- 0,50 € par heure pour les entreprises de 20 salariés et plus
Cette mesure vise à encourager le recours aux heures supplémentaires, tout en maîtrisant le coût pour l’employeur, notamment dans les structures de taille intermédiaire et les grands groupes.
Ruptures de contrat : un coût significativement alourdi
La contribution patronale spécifique applicable aux indemnités de rupture conventionnelle et de mise à la retraite est fortement augmentée en 2026.
- Taux 2025 : 30 %
- Taux 2026 : 40 %
Le nouveau taux s’applique sur la fraction de l’indemnité exonérée de cotisations de sécurité sociale, pour les ruptures dont la date de fin de contrat intervient à compter du 1er janvier 2026.
Apprentissage : une aide recentrée et ciblée
En 2026, l’aide à l’embauche d’un apprenti est recentrée et encadrée par de nouvelles conditions.
Elle est notamment :
- réservée aux entreprises de moins de 250 salariés,
- pour les diplômes ou titres de niveau 3 ou 4,
- montant pouvant aller jusqu’à 5 000 € par apprenti,
- porté jusqu’à 6 000 € en cas d’apprenti en situation de handicap.
Cette aide vise à maintenir l’attractivité de l’apprentissage, tout en ciblant davantage les premiers niveaux de qualification.